Cette pièce a été créée pour commémorer le 10ᵉ anniversaire de la paix consécutive à la fin de la Première Guerre mondiale (1919–1929). Elle rend hommage à trois figures politiques majeures de la Troisième République française :
- Georges Clémenceau – le « Père de la Victoire » (Président du Conseil durant la fin de la guerre).
- Raymond Poincaré – Président de la République et figure forte du redressement du franc.
- Aristide Briand – plusieurs fois Président du Conseil, promoteur de la paix et du rapprochement européen.
Les têtes accolées de ces trois hommes ornent l’avers de la pièce, symbolisant l’unité et la paix retrouvée après le conflit mondial.
Au revers, on trouve la Semeuse (figure allégorique de la République française) marchant et semant, avec le soleil levant derrière elle, ainsi que les dates PAIX 1919‑1929 et l’inscription SERVITEURS DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.
Même si d’aspect proche des monnaies françaises, cette pièce n’est pas une monnaie ayant réellement circulé comme moyen de paiement. Elle est classée comme essai ou pièce commémorative non émise légalement :
- Elle n’a pas de valeur faciale officielle (elle n’a pas été mise en circulation par le Trésor pour une utilisation monétaire courante).
- Elle a été frappée sur un module identique à la pièce officielle de 20 francs en argent de 1929 (type Turin), d’où l’appellation « au module de 20 francs ».
- La commercialisation a été interdite à l’époque, car elle était considérée comme une contrefaçon d’un type monétaire existant, bien que très populaire auprès du public.
Cette pièce est avant tout une pièce numismatique commémorative, souvent appelée essai, créée à l’occasion du 10ᵉ anniversaire de la paix plutôt qu’une monnaie ayant circulé.
Contrairement à la pièce officielle 20 francs Turin (où des dizaines de millions ont été frappés entre 1929 et 1939), le module 20 francs Clémenceau‑Poincaré‑Briand n’a pas de tirage officiel documenté comme monnaie de circulation :
- Pas de chiffre officiel certifié comme pour les pièces régulières.
- On le rencontre surtout dans les catalogues de pièces commémoratives et d’essais (références numismatiques), avec une rareté nettement plus élevée que la 20 francs Turin.
- C’est typiquement une pièce plus recherchée par les collectionneurs car elle n’a pas été distribuée officiellement comme monnaie courante à l’époque.
Les catalogues de vente et estimation de pièces la listent souvent comme peu commune à rare, selon l’état de conservation.
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