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Dis-moi quel bijou tu portes et je te dirai qui tu es…

La séduction qu’exercent les bijoux remonte à la plus haute antiquité et ses significations symboliques sont nombreuses. L’or est un gage d’amour et les bijoux, reflet de la face cachée de nous-mêmes, nous parlent de désir, de beauté, de statut social…

La rencontre avec un joyau est toujours un coup de foudre. C’est ainsi que les tendances en joaillerie sont mineures. On a beau dire que l’heure est à l’austérité de l’or blanc et à la candeur des pierres fines, nous cèderons bien plus volontiers à la magie de l’instant et du geste.

Se livrer au premier contact glacé de l’or, offrir sa peau aux reflets des pierres ou abandonner sa main à celui qui prendra le risque d’y glisser un anneau, n’ont jamais été une question de mode. L’or, le platine, les saphirs nous content plutôt la romance éternelle du désir.

Ce n’est pas un hasard si l’auteur des Fleurs du Mal fut un fétichiste des bijoux. D’ailleurs, le plus bel environnement qu’on puisse offrir à une émeraude ou un rubis, c’est l’écrin laiteux ou ambré de notre peau.

« La très chère était nue, et connaissant mon coeur, elle n’avait gardé que ses bijoux sonores, dont le riche attirail lui donnait l’air vainqueur ».

Charles Baudelaire

Dans les grandes lignes et avec le sourire, citons quelques portraits types de femme portant des bijoux:

  • L’exhibitionniste arbore ses bijoux avec faste et ostentation, elle choisit des colliers et parures immodestes, des breloques voyantes, elle ose des bijoux dans les cheveux, des chaînettes à la cheville et des créoles énormes à chaque oreille.
  • La timide porte des pendentifs innocents, de simples anneaux où ne brille qu’un diamant, elle cache sa chaîne d’or sous son pull.
  • La femme-enfant continue de porter sa médaille de baptême ou de première communion, sa gourmette de petite fille avec les breloques porte-bonheur choisie une par une.
  • La raffinée privilégie les bijoux anciens, de grande classe, jamais voyants, en nombre réduit mais tous de belle qualité, quelque soit la mode du moment. Elle préfère d’ailleurs les bijoux de famille.
  • La romantique adore les bijoux de grand-mère, les boucles d’oreilles à pendentifs, les broches en filigrane, les camées, les émaux, les perles à monture d’or.
  • La folklorique qui aime les voyages aime aussi les bijoux « barbares », les bracelets massifs, les médaillons ciselés, les pendentifs et les chaînes en cascade.
  • L’intellectuelle, en revanche, s’investit dans les bijoux sculptures, signés par de grands noms, elle aime l’Art Déco pour ses lignes géométriques, elle accorde de l’attention aux créations exclusives de grands designers.

Mais dans chacune de ces femmes, c’est un mélange où domine tantôt le romantisme, tantôt le modernisme.

Ce qui est sûr c’est que le bijou est un signe de reconnaissance et de distinction. Il est le témoignage un brin narcissique de l’amour que l’on se porte à soi-même.